la mort d'un frere ou d'une soeur
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la mort d'un frere ou d'une soeur
Des amis viennent de perdre un jeune dans unaccident quels sont les mots quippeuvent consoler les freres et soeurs de cet adolescent?
quidam- Bavard(e)
- Nombre de messages: 571
Date d'inscription: 06/01/2005
Re: la mort d'un frere ou d'une soeur
je crois qu'aucun mot console. Il faut être à l'écoute plutôt

Emma- Ragotier(e)
-

Nombre de messages: 49066
Age: 44
Date d'inscription: 13/09/2004
Re: la mort d'un frere ou d'une soeur
quidam a écrit:Des amis viennent de perdre un jeune dans unaccident quels sont les mots quippeuvent consoler les freres et soeurs de cet adolescent?
Quand je repense à la mort de mon frère je réalise qu'à l'époque déjà, je savais que mon autre frère et moi étions moins à plaindre que nos parents.
La mort de mon frère a été une étape très difficile dans ma vie, mais elle a surtout marqué notre vie familiale.
Mon frère et moi avons fait notre deuil : nous étions jeunes (moi 15 et lui 18 ans) et nous avions la vie devant nous.
Pas nos parents : je crois qu'on ne peut jamais se remettre totalement de la mort d'un enfant.
Mais les frères et soeurs ont beoins d'être écoutés, Emma a raison.
Les parents sont trop malheureux pour pouvoir réellement aider leurs autres enfants à surmonter une épreuve qui les accable.
Il m'a fallu accepter l'immense détresse de mes parents et leur incapacité à me venir en aide sur le moment (je ne leur en voulait pas)
J'ai eu la chance de trouver de l'aide ailleurs : les amis, la famille, et même un psy.
Je crois sincèrement que ce qui est dur pour les frères et soeurs (s'ils sont encore jeunes) c'est de se convaincre qu'ils ont quand même une place dans leur famille :lorsqu'un frère meurt, il prend toute la place (je sais que mes mots peuvent sembler durs mais ils ne le sont pas)
Il faut retrouver une nouvelle place dans la famille et ne pas se laisser envahir par un souvenir trop pesant.
En réalité, il faut reconstruire sa famille, avec une juste place pour chacun.
Et il faut du temps pour qu'un mort prenne sa juste place, c'est à dire au cimetière et dans nos mémoires.
J'ai laissé du temps à mes parents, puis je leur ai dit qu'un mort n'avait pas à prendre plus de place que les vivants.
Mon frère aîné et moi étions vivants et nous avions besoin d'eux.
Mon frère cadet était mort et il n'avait plus besoin de personne.
Je sais que ma mère a été très choquée par mes propos sur le moment, mais elle reconnaît aujourd'hui qu'ils ont été un électrochoc salvateur.
Il y a le temps du deuil et de l'écoute pour les parents comme pour les frères et soeurs.
Puis vient de le temps de la reconstruction, et là, il faut aller de l'avant et oser dire aux parents qu'il ne faut pas "oublier" leurs autres enfants.
Je sais que ce n'est que mon expérience personnelle, mais j'ai retrouvé la même problématique chez des amis qui avaient eux aussi perdu un frère ou une soeur.
Même si cette douleur est immense, les frères et soeurs ne doivent pas s'effacer indéfiniement devant la douleur de leurs parents.
Eux aussi ont le droit de souffrir, et ils ont le droit d'exiger de leurs parents qu'un jour, la vie reprenne son cours.
C'est surement plus difficile si ce sont encore de jeunes enfants

Patience- moulin à paroles
- Nombre de messages: 1206
Localisation: Bordeaux
Date d'inscription: 19/09/2004
Re: la mort d'un frere ou d'une soeur
j'ai le probleme avec des amis qui viennent nous voir de temps en temps et qui ont l'un de leur enfant qui s'est suicidé en quasi présence d'eux........
comme tu le dis c'est effectivement tres dur et encore plus pour la mere qui croit être passé à coté de quelque chose........terribles et longues discussions qu'il faut tout doucement recadrer vers les enfants qui eux sont bien présents et on besoin de leur attention...pas évident d'être à leur écoute et essayer de détendre l'atmosphere sans faire d'impairs.........les persuader qu'il est là présent à coté d'eux mais que l'on peut quand même toucher à sa chambre.........qu'il sera en paix si eux aussi sont en paix..............dur dur!
comme tu le dis c'est effectivement tres dur et encore plus pour la mere qui croit être passé à coté de quelque chose........terribles et longues discussions qu'il faut tout doucement recadrer vers les enfants qui eux sont bien présents et on besoin de leur attention...pas évident d'être à leur écoute et essayer de détendre l'atmosphere sans faire d'impairs.........les persuader qu'il est là présent à coté d'eux mais que l'on peut quand même toucher à sa chambre.........qu'il sera en paix si eux aussi sont en paix..............dur dur!
Dom64- Langue pendue
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Date d'inscription: 09/01/2005
Re: la mort d'un frere ou d'une soeur
Dom64 a écrit:j'ai le probleme avec des amis qui viennent nous voir de temps en temps et qui ont l'un de leur enfant qui s'est suicidé en quasi présence d'eux........
comme tu le dis c'est effectivement tres dur et encore plus pour la mere qui croit être passé à coté de quelque chose........terribles et longues discussions qu'il faut tout doucement recadrer vers les enfants qui eux sont bien présents et on besoin de leur attention...pas évident d'être à leur écoute et essayer de détendre l'atmosphere sans faire d'impairs.........les persuader qu'il est là présent à coté d'eux mais que l'on peut quand même toucher à sa chambre.........qu'il sera en paix si eux aussi sont en paix..............dur dur!
Le suicide est encore plus dur à supporter pour des parents..
Les miens culpabilisent alors que mon frère est mort d'un cancer...je n'ose pas imaginer ce que peuvent ressentir des parents quand leur enfant s'est donné la mort.
Concernant la chambre, la transformer en sanctuaire est très douloureux pour les frères et soeurs.
Mes parents ont eu le bon goût de déménager quelques mois après la mort de mon frère; ils n'arrivaient pas à transformer sa chambre en bureau mais ne supportaient pas non plus l'idée de la laisser en l'état.

Patience- moulin à paroles
- Nombre de messages: 1206
Localisation: Bordeaux
Date d'inscription: 19/09/2004
Re: la mort d'un frere ou d'une soeur
La mort brutale est je crois en effet encore plus difficile à vivre. Les psy parlent de sidération....et d'impossibilité d'entrer en communication avec quelqu'un qui ne croit pas à la mort de la personne qu'il aimait.
La délicatesse et la tendresse peuvent peut-être quelque chose mais il y a toujours les paroles maladroites, les y a ka faut kon... les absences de personnes sur lesquelles on comptait...les amis soudainement silencieux....et la mort d'un enfant ou d'un jeune parait encore plus cruelle car elle n'est pas dans l'ordre des choses.
La délicatesse et la tendresse peuvent peut-être quelque chose mais il y a toujours les paroles maladroites, les y a ka faut kon... les absences de personnes sur lesquelles on comptait...les amis soudainement silencieux....et la mort d'un enfant ou d'un jeune parait encore plus cruelle car elle n'est pas dans l'ordre des choses.
quidam- Bavard(e)
- Nombre de messages: 571
Date d'inscription: 06/01/2005
Re: la mort d'un frere ou d'une soeur
quidam a écrit:
La délicatesse et la tendresse peuvent peut-être quelque chose mais il y a toujours les paroles maladroites, les y a ka faut kon... les absences de personnes sur lesquelles on comptait...les amis soudainement silencieux....et la mort d'un enfant ou d'un jeune parait encore plus cruelle car elle n'est pas dans l'ordre des choses.
Mais il y a aussi les "bonnes" surprises..ceux qu'on attendaient pas et qui reste avec vous tant que vous avez besoin d'eux.

Patience- moulin à paroles
- Nombre de messages: 1206
Localisation: Bordeaux
Date d'inscription: 19/09/2004
Re: la mort d'un frere ou d'une soeur
Merci Patience pour ce que vous dites, cela me sera profitable.
Pour ce qui est de la souffrance des parents ayant perdu un enfant je sais malheureusement ce qu'il en est. C'est une blessure irréparable malgré la foi. La perte d'un enfant est une véritable explosion de douleur qui blesse à jamais....Merci aussi de dire qu'il y a de bonnes surprises aussi, j'étais resté sur de mauvaises........
Mais je ne savais que dire aux freres et soeurs de ce jeune, et je ne voulais en aucun cas ajouter une maladresse à leur souffrance Merci encore
Pour ce qui est de la souffrance des parents ayant perdu un enfant je sais malheureusement ce qu'il en est. C'est une blessure irréparable malgré la foi. La perte d'un enfant est une véritable explosion de douleur qui blesse à jamais....Merci aussi de dire qu'il y a de bonnes surprises aussi, j'étais resté sur de mauvaises........
Mais je ne savais que dire aux freres et soeurs de ce jeune, et je ne voulais en aucun cas ajouter une maladresse à leur souffrance Merci encore

quidam- Bavard(e)
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